Le ministère de l’Économie et des Finances a publié ce week-end les contours de la future taxe sur les géants du numérique. Une « pépite » française est dans la liste des entreprises visées… Mais la France se tire-t-elle vraiment une balle dans le pied ?
C’était la quadrature du cercle pour les services de Bercy. Comment frapper fort les grandes plateformes numériques en épargnant les sociétés françaises. Et passer les fourches caudines du Conseil Constitutionnel.
Au final, Bruno Le Maire a reconnu qu’une société française sera impactée, de même que quelques autres européennes. Les critères retenus (avant discussion en Conseil des Ministres) sont les suivants : chiffre d’affaires d’au moins 750 millions d’euros au niveau mondial, et plus de 25 millions d’euros en France.
Cette française c’est Criteo, révèle BFM Business. Alors Criteo, c’est une « pépite » française, une des seules cotée au NASDAQ. C’est une valorisation de près de 1,7 milliard de dollars. Ce sont des investissements en France comme par exemple 20 millions d’euros dans un centre d’excellence pour « se positionner comme un leader du deep learning de la publicité ».
Et c’est bien là que le bât blesse. Car Criteo, c’est aussi le ciblage publicitaire, le tracking des internautes, l’étude des habitudes de navigation et de consommation recoupées sur tous les appareils pour dresser le profil le plus complet des visiteurs.
Alors certes, c’est une « pépite » française qui va être taxée par la France. Mais de là à en pleurer…